Esker


"Toute notre activité tourne sur Salesforce depuis 13 ans."

— Jean-Michel Bérard
Président et fondateur

Esker, automatisation et dématérialisation des processus grâce au cloud

400 km. C’est la hauteur que représenterait une pile regroupant l’ensemble des factures envoyées en France chaque année, soit 6 300 tonnes de papier, soit l’équivalent d’une route Paris-Marseille bordée d’arbres ! Depuis plus de 30 ans, Esker aide les entreprises à diminuer leur usage de papier, en leur proposant des solutions logicielles et des services à la demande destinés à dématérialiser et automatiser les processus documentaires et transactionnels : facturation, prise de commande... Aujourd’hui, 95 % de l’offre d’Esker est proposée en mode cloud, à l’image de Salesforce, dont l’entreprise utilise bon nombre de solutions. Rencontre avec Jean-Michel Bérard, président et fondateur.

Une vision de l’activité à 360° avec Salesforce

Tous les matins, Jean-Michel Bérard consulte 2 tableaux de bord sur son portable. Un coup d’œil sur le premier lui permet d’avoir une vue d’ensemble de son activité en temps réel : opportunités et affaires en cours, nombre de contrats signés, répartition géographique du chiffre d’affaires… Le deuxième détaille les statistiques de production de sa plateforme cloud : nombre de transactions effectuées sur le dispositif (factures et bons de commande électroniques, etc.), évolution dans le temps et par client… Ces tableaux de bord sont générés automatiquement par Salesforce et envoyés systématiquement par e-mail. Interactifs, ils permettent à Jean-Michel Bérard d’explorer sans difficulté les données lorsqu’il veut approfondir un sujet en particulier.

« Chez Esker, toute notre activité tourne sur Salesforce », explique-t-il. « Et cela depuis 2003 : nous sommes l’un des plus anciens clients de l’entreprise californienne en France ! » Par le biais de la méthode agile, Esker a implémenté progressivement les différentes solutions Salesforce. D’abord vint Sales Cloud, pour la gestion des données de ses 11 000 clients et le suivi des opportunités et des contrats. Le marketing ne tarda pas à suivre pour la gestion des leads et l’automatisation des campagnes d’affiliation. Puis ce fut le tour de Community Cloud, solution adoptée pour un portail client de support technique en libre-service. Aujourd’hui, Esker a également intégré la recherche et le développement à Salesforce, ainsi que le suivi du backlog de produits et des équipes de développement en créant des applications métiers sur App Cloud. L’entreprise a même mis en place une instance propre sur Salesforce pour la gestion des données RH et le recrutement et prépare le déploiement de Wave Analytics, outil interactif d’intelligence économique qui lui permettra de visualiser et d’analyser toutes les données de l’entreprise, indépendamment de leur source.

« Avec Salesforce, nos responsables de comptes disposent désormais d’une vue d’ensemble sur nos clients », explique Jean-Michel Bérard. « Contrats commerciaux, historique du support technique… toutes les données client sont centralisées dans Salesforce, y compris celles qui sont relatives à la facturation, à la suite de l’intégration de SAP à Salesforce. Nous disposons désormais d’une visibilité incroyable sur notre activité, ce qui nous a permis de gagner en agilité et en compréhension des défis pour anticiper les tendances », se réjouit-il.

L’agilité au service de l’entreprise

Esker, c’est une pépite du logiciel français. Créée en 1985 à Lyon, la société reste toujours fidèle à sa région natale, bien qu’elle réalise aujourd’hui 64 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, dont 46 % aux États-Unis, son marché principal. En pleine croissance, les revenus de l’entreprise ont augmenté de plus de 27 % cette année. Forte actuellement d’un chiffre d’affaires de près de 60 millions d’euros, elle vise 100 millions à l’horizon 2020. La recette du succès ? Pour Jean-Michel Bérard, elle réside dans l’écoute du client. « Un grand nombre d’entreprises échouent car elles essayent de répondre à leurs propres problématiques », explique-t-il. « Notre approche est fondée sur l’identification des besoins du client et s’appuie sur la méthode agile. »

Car l’agilité est partie intégrante de l’ADN d’Esker depuis sa création. La société est née d’une volonté simple : aider les entreprises à réduire le papier, car il pénalise et ralentit l’activité (photocopies à faire, feuillets à ranger dans des dossiers, etc.). À l’image de son slogan “quit paper”, Esker ne vise pas la suppression totale du papier ; par le biais de son offre logicielle et technologique, l’entreprise dématérialise l’ensemble des flux documentaires sur une plateforme dédiée et prend en charge les interactions liées à la prise de commande. « La dématérialisation diminue les coûts liés à l’impression et à la gestion des commandes, réduit les erreurs dues à une intervention manuelle et donne une visibilité globale sur les processus », explique Jean-Michel Bérard. « En résulte un gain de productivité considérable pour l’entreprise. »

Le pari gagnant du cloud

En 2005, Esker s’est tourné vers la technologie en mode cloud. « Nos logiciels faisaient appel à une gamme importante de technologies et une périphérie complexe de matériel », se souvient Jean-Michel Bérard. « Faire un projet chez un client était une activité coûteuse et relativement lente. L’adoption du cloud nous a permis de déployer une offre complètement intégrée sur notre plateforme en une journée ! » Une adoption implémentée de manière agile : Esker a commencé par proposer une partie de son offre en mode cloud et par échelons d’activité, permettant aux clients de se projeter dans des objectifs et des coûts à moyen terme. Le développement des activités cloud de l’entreprise a résulté dans l’extension de son périmètre d’intervention. Esker est rapidement passé de la simple dématérialisation de documents à la gestion de l’ensemble des processus de facturation : de la demande d’achat jusqu’au paiement (procure-to-pay) et de la demande client jusqu’à la facturation (procure-to-cash). L’entreprise a aussi commencé à intégrer les flux transactionnels à ses activités : les clients peuvent désormais payer directement leurs factures sur le portail, les contester ou demander un étalement du paiement. Esker propose même aujourd’hui une solution d’affacturage inversé !

« Nous n’avons aucune réticence à tester de nouvelles choses et aller de l’avant. C’est ce qui explique le succès de notre modèle », se réjouit Jean-Michel Bérard. À cet ADN entrepreneurial s’ajoute une grande capacité d’adaptation, précise-t-il. « Certains de nos clients préfèrent recevoir leurs factures par courrier ou par fax. » Esker imprime et envoie ainsi un certain nombre de factures par la poste et faxe également des documents. Étonnant pour un fournisseur de logiciels ! « Nous avons commencé l’impression de documents avec 2 petites imprimantes et un fax. Aujourd’hui, nous imprimons 1 200 factures par minute et faxons près de 15 millions de pages par mois », s’amuse-t-il.
Toutefois, la quasi-totalité des services d’Esker sont actuellement délivrés en cloud et vendus par abonnement, exactement comme Salesforce, dont les modèles technologique et économique ont largement inspiré Jean-Michel Bérard. « Aujourd’hui, le temps d’implémentation d’une solution de dématérialisation chez nos clients est de 3 à 4 fois plus court grâce au cloud. Notre objectif à l’horizon 2020 ? Passer au 100 % cloud ! »

Chiffres-clés

  • 58,8 millions d’euros de chiffre d’affaires
  • 11 000 clients dans 50 pays
  • 380 collaborateurs
  • 72 % du chiffre d’affaires réalisé avec les activités cloud
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