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Les dernières prévisions concernant l’Internet des objets donnent presque le vertige : Gartner évalue à 50 milliards le nombre d’objets connectés à l’horizon 2020, pour un secteur qui devrait peser 1 900 milliards de dollars. Mais le phénomène est d’ores et déjà une réalité. En 2 ans, le nombre d’objets connectés présents dans

un foyer français a été multiplié par 4.

Voitures, réfrigérateurs, bracelets, et même brosses à dents, l’Internet des objets voit apparaître de nouveaux produits tous les jours. Et c’est pour comprendre son impact, à la fois sociologique et économique, que salesforce.com a dédié son dernier déjeuner-débat « Meet the experts » à ce phénomène, en présence de Laurence Allard, sociologue de l’innovation, et de Léon de Sahb, Directeur Général de STEF Information et Technologies et Jean-Louis Baffier, Vice- Président Europe Moyen Orient Afrique de salesforce.com.

 

Salesforce et les objets connectés

Jean-Louis Baffier explique que depuis près de 3 ans, salesforce.com est impliqué dans des grands projets d’objets connectés. Saleforce.com a ainsi développé une véritable expertise auprès des entreprises prêtes à prendre ce tournant décisif. Lors d’un projet avec la division aviation de General Electric, les technologies salesforce.com ont permis d’améliorer la performance de la maintenance des avions. En effet, les applications d’intendance des avions en vol envoient leurs données en temps réel aux techniciens et ingénieurs au sol afin d’optimiser la maintenance entre 2 vols et d’améliorer les performances des systèmes sur le long terme.

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Salesforce.com aide les entreprises à réinventer la relation avec leurs clients, en plaçant les objets connectés au cœur d’un écosystème intégré. On peut également citer à ce sujet le service « Toyota Friends », véritable réseau social reliant les véhicules, les conducteurs et les concessionnaires, pour une expérience « conducteur » la plus personnalisée possible.

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Enfin, au mois de juin 2014, Salesforce a lancé Salesforce Wear, la première initiative du secteur en matière de solutions technologique pour appareils wearables en entreprise. Le nouveau package Salesforce Wear Developer Pack permettra également aux développeurs de renforcer leur capacité à révolutionner l'interconnexion entre leur entreprise et leurs clients à l'aide d'applications pour appareils wearables. De plus des acteurs comme ARM, Fitbit, Google Glass, Pebble, Philips, Samsung prennent part à l'initiative Salesforce Wear afin d'accélérer l'adoption des dispositifs wearables en entreprise.

Enfin Salesforce intègre les objets connectés comme l’une des solutions technologiques permettant de créer de nouveaux scénarios innovants, voire de nouveaux modèles économiques pour mettre les clients au cœur des objets. Cela participe à L’internet des clients.

 

Le mythe du transhumanisme

D’un point de vue sociologique, tout d’abord, les objets connectés, comme toutes les innovations technologiques, cristallisent de nombreux fantasmes. Ainsi, alors qu’il y a aujourd’hui plus de machines et d’objets communicants que d’êtres humains, « certains considèrent que l’Internet des objets marque le dépassement de l’humain par les machines », indique Laurence Allard. L’Internet des objets annoncerait donc « une mutation de l’humanité vers une transhumanité ».

Selon la sociologue, il faut aller au-delà de cette idéologie de la domination. Les objets connectés multiplient les capacités humaines, et pour le meilleur, comme dans le cas d’applications dans le secteur médical. Ils permettent surtout de construire un « nouveau lien entre nous tous et avec notre environnement », de nous « réapproprier les objets pour des usages citoyens, au profit de tous ».

Laurence Allard voit ici une « perspective de compagnonnage avec les entités qui nous entourent. » Et celle-ci s’applique évidemment à la relation consommateur / entreprise derrière laquelle se pose la question des données que le consommateur accepte de partager avec l’entreprise.

 

S’interroger sur l’utilisation des données des objets connectés

Pour les entreprises, l’Internet des objets représente de formidables opportunités, mais nécessite également une transformation de leur modèle et de leurs process. Alors qu’elles vendaient auparavant des objets et des solutions, elles doivent désormais proposer des services.

STEF, leader européen de la chaîne logistique du froid, a pris le virage des objets connectés qu’il utilise, par exemple, pour capter et réguler la température dans les entrepôts et envoyer des alertes en cas d’anomalies. « L’intérêt des objets, c’est qu’ils soient connectés au système d’informations de l’entreprise », indique Léon de Sahb. « Mais pour tirer profit de l’Internet des objets, 3 conditions doivent être réunies pour l’entreprise. Elle doit disposer d’un référentiel (client, fournisseur), d’une infrastructure de cloud computing pour héberger le déluge de données qu’elle a à traiter, et elle doit ouvrir son système d’informations. »

Mais la capacité à recueillir une grande quantité de données n’est pas suffisante. Pour Léon de Sahb, « il est primordial pour l’entreprise de travailler sur la phase prédictive, de savoir comment elles peuvent être utilisées », afin de proposer aux clients un service leur apportant une réelle plus-value.