On connaît de l’Islande ses volcans au nom imprononçable, ses geysers, ses fumerolles, on connaît moins son Data center à énergie 100 % renouvelable.

C’est pourtant à 40 minutes de Reykjavik que le britannique Verne Global a installé, en 2012, sur une ancienne base de l’OTAN, une structure de 500m2 avec pour objectif de devenir un acteur incontournable des data centers. 

Avec 8 millions de spécimens présents à travers le monde (essentiellement aux USA, la France arrivant en 4è position), les data centers sont de très gros consommateurs d’énergie. Une énergie nécessaire non seulement au fonctionnement de ces centres mais également à leur refroidissement. 

Ce besoin en énergie est en constante augmentation tout comme les émissions de gaz à effet de serre qui en résultent. L’ONG Greenpeace estime ainsi qu’en 2020 la consommation électrique de tous les data centers dans le monde atteindra 2000 milliards de Kwh (soit la consommation électrique de la France, de l’Allemaqne, du Brésil et du Canada réunis…).

Face à cette problématique, Verne Global a donc mis cap sur l’Islande non pas pour la beauté de ses paysages sauvages (quoique…) mais pour le potentiel énergétique du pays. En effet, la géologie unique de l’Islande offre un grand potentiel pour la production d’énergies renouvelables.  Ile volcanique dont 10 % de la surface est recouverte de glaciers, l’Islande produit 100 % de son électricité de manière renouvelable grâce à la géothermie (qui récupère l’énergie stockée sous la surface de la terre) et à l’hydroélectricité (énergie créée par force motrice des cours d’eaux). De plus, avec des températures extérieures qui dépassent rarement les 15°C, l’Islande peut assurer un système de refroidissement naturel uniquement en injectant dans les data center de l’air extérieur filtré. 

Connecté grâce aux câbles sous-marins avec ses clients européens et américains, Verne Global travaille d’ores et déjà à des connexions vers l’Asie.