Si le commerce digital mondial affiche une dynamique très positive en ce début d’année – avec notamment la hausse du chiffre d’affaires de 15 % (par rapport au T1 2017) –, ce n’est pas le cas dans l’hexagone, où il n'augmente que de 7 %.

Découvrez avec nous le bilan de ce premier trimestre, en France et dans le monde, grâce aux indicateurs de performance du Shopping Index.

La majeure partie de 2017 nous avait laissé entrevoir des signes de maturité, dont notamment la stagnation du trafic. Cependant, le T4, en grande partie boosté par une saison des fêtes exceptionnelle, avait bouleversé toutes les certitudes, et la hausse observée au niveau mondial sur la plupart des indicateurs de performance pour ce T1 confirme cette dynamique positive.

Le mobile en tête des appareils

Les résultats prometteurs observés durant la cyber week se poursuivent : le trafic mondial via mobile a augmenté de 21 %. La croissance de l’e-commerce est en majeure partie portée par le mobile, les acheteurs faisant de moins en moins usage de leur PC et de leur tablette.

Trimestre après trimestre, nous voyons se réduire l’écart entre le trafic généré par les mobinautes et les commandes passées via mobile. Celles-ci représentent ce trimestre 41 % des commandes, soit une hausse de 35 % par rapport à l’année précédente !

Pour la première fois, la part des commandes effectuées sur PC représente moins de 50 %, confirmant l’attrait toujours plus fort du mobile. Chez nos voisins outre-Manche, cet indicateur tombe à 41% !

En France, comme nous l’annoncions, les résultats sont plus en demi-teinte en ce début d’année. Si, en ce qui concerne le trafic mobile, les français suivent la tendance mondiale avec une croissance de 20 % 2 très encourageante, le reste des résultats est plus mitigé. En effet, il semble que nous soyons plus réticents à sauter le pas de la commande via mobile. L’ordinateur conserve chez nous sa place prépondérante, avec 63 % des commandes contre seulement 29 % pour le mobile. Un comportement d’achat totalement en décalage avec celui de nos voisins anglais et allemands. L’exception française ?

Réseaux sociaux : un impact encore limité

Depuis la création du Shopping Index – soit neuf trimestres – et en dépit de l’investissement des retailers sur ces canaux, l’impact des réseaux sociaux sur l’e-commerce est resté anecdotique. Le trafic tous appareils confondus, sur les sites marchands et en provenance des réseaux, représente ce trimestre 4,7 % dans le monde et 4 % en France. Même sur mobile, les chiffres demeurent négligeables : 6,4 % dans le monde et 5% chez nous.

Pourtant, les comportements des consommateurs, très actifs sur les réseaux, alimentaient des attentes légitimes. En 2018 en France, ils sont 60 % 3 à les utiliser chaque mois, soit 2 millions de plus que l’année précédente. L’utilisation est quotidienne dans 91 % 3 des cas et ils y consacrent en moyenne plus d’une heure par jour.

Si les internautes apprécient l’intérêt des réseaux sociaux dans le processus d'achat (notamment l’opportunité de consulter les avis d’autres clients), le passage à l’achat demeure un vrai challenge.

Des promotions toujours en hausse

Après le pic de la saison des fêtes, le soufflé n’est pas retombé. Les retailers se sont montrés très prodigues en ce début d’année. La fréquence des offres promotionnelles a augmenté de 10 % 2, tandis que le taux des réductions atteint 21 % dans le monde et jusqu’à 27 % en France !

En plus d’offrir de généreuses baisses dans les prix, une grande partie des e-commerçants a également proposé la livraison gratuite. Ce sont 65 % des commandes qui en ont bénéficié. En France, cette part a atteint les 78 %, soit une augmentation de 22 % par rapport au T1 2016.

Au vu des performances record du mobile, il devient crucial pour chaque retailer de le placer au cœur de sa stratégie digitale en 2018. Au cours des mois à venir, nous ne serons pas surpris de le voir grignoter encore davantage de parts au détriment des autres appareils, y compris en France. En effet, même si les résultats étaient en décalage avec le reste du monde, il est fort probable que d’ici quelques mois, les mobinautes français se mettent au diapason des autres pays.

À présent que le mobile a confirmé son influence dans l’e-commerce, on peut se demander d’une part, si les réseaux sociaux réussiront à devenir l’autre source de croissance du commerce digital, et d’autre part comment les retailers parviendront à inciter les mobinautes à franchir le cap de l’achat via les réseaux sociaux.

Pour avoir accès à l’intégralité des chiffres de ce trimestre, téléchargez le Shopping Index T1. Un rapport qui recense les données d’1,4 milliard de visites sur 843 sites e-commerce, et les comportements de 500 millions de consommateurs de 36 pays différents.