Le 15 novembre 2018, le think tank Marie Claire Agir pour l’égalité s’est à nouveau réuni dans les locaux parisiens de Salesforce. Ce Think tank a pour objectif nous le rappelons de proposer en juin prochain un ensemble de recommandations pour plus d'égalité entre les hommes et les femmes dans le monde professionnel. C’est donc un deuxième temps fort pour ce groupe de réflexion qui a choisi d’aborder, cette fois, les thématiques de l’éducation et de la transmission.

Un constat renouvelé

En octobre dernier, Marie Claire a mené une nouvelle enquête sur le thème Education, Transmission : Quelles mesures concrètes en faveur d’une réelle égalité des chances ? Plus de 500 femmes ont répondu aux questions de la rédaction.
Résultat : si 61 % des sondées estiment ne pas faire de différence sexuée dans l’éducation d’un enfant, 34 % admettent qu’il faut néanmoins faire des ajustements. Car lorsque l’on creuse un peu, tous les archétypes de genre se retrouvent au berceau : les filles reçoivent des poupées ou des dînettes tandis que les garçons héritent des voitures téléguidées ou des costumes de super-héros.
À l’école, qu’il s’agisse d’orientation, d’activités sportives ou de performances scolaires, les différences semblent s’estomper, même si les femmes estiment que les filles sont plus fortes que leurs congénères en français et en langues étrangères. Cependant, elles ne pensent pas que les garçons soient meilleurs dans quelque matière que ce soit.
Le problème survient plus tard. Lorsque l'on interroge les femmes sur les qualités attendues d’une femme pour qu’elle réussisse dans ses études et dans le monde de l’entreprise, Patience, bienveillance et beauté arrivent en tête de liste. À l’opposé, un garçon doit faire preuve de force de caractère, d’ambition, de courage et de confiance en soi. Ce sont justement ces critères qui sont mis en avant dans la sphère professionnelle.

Éduquer les filles aussi bien que les fils

Peut-être que ce joue ici une des causes du constat suivant : près de 6 femmes sur 10 déclarent ne pas avoir choisi leur situation professionnelle et s’être laissées porter par les opportunités de la vie. En outre, près de 40 % d’entre elles admettent avoir opté pour une activité qui leur permette d’avoir le temps de s’occuper de leurs enfants. Pour enrayer cette spirale d’autocensure, il faut faire un travail d’empowerment dès la fin de l’adolescence. Cela passe par de nouvelles méthodes d’apprentissage ou encore par l’exemplarité, plébiscitée par 90 % des sondées : les jeunes filles doivent rencontrer et écouter le témoignage de femmes qui exercent des métiers aujourd’hui considérés comme « masculins ». « Il nous reste encore du chemin à parcourir pour atteindre une égalité de rêves et d’aspirations », conclut Valérie Hoffenberg, organisatrice du think tank.

Éduquer à l’égalité, un mot d’ordre chez Salesforce

Salesforce entend bien apporter sa pierre à l’édifice. Le Groupe est d’ailleurs tellement investi dans cette tâche qu’il a nommé Tony Prophet Chief Equality Officer, un poste directement rattaché au comité de direction tout sauf symbolique.
Sa mission ? Créer des espaces de travail qui reflètent la diversité de la société et contribuent à l’égalité en entreprise. « Aujourd’hui, les femmes représentent moins du tiers de nos effectifs. Nous progressons. En un an, nous en avons recruté 2 000(*). Nous avons conscience que ce n’est qu’un début, il y a encore beaucoup à faire », indique Tony Prophet. « Favoriser la diversité dans le secteur de la tech passe nécessairement par l’éducation, le développement de talents et le recrutement », précise-t-il. De fait, Salesforce propose de nombreux programmes éducatifs où l’importance de l’égalité et de la diversité en entreprise est mise en avant, au même titre que la place centrale accordée à l’innovation. C’est le cas du dispositif de recrutement Futureforce qui déploie des offres de stages et de formations sur les campus universitaires.

(*) Sur 4000 personnes recrutées au monde environ

Former aux sciences et au numérique en entreprise

« Dans le monde, le tiers des inscrits dans les filières scientifiques dans le supérieur sont des femmes et 3 % suivent des cursus en informatique », s’indigne Cynthia Guttman, Conseillère principale en charge de l’éducation à l’UNESCO.
« L’entreprise a un rôle à jouer en matière d’éducation », confirme Olivier Derrien, Directeur Général de Salesforce France. Très impliqué dans le développement des enseignements technologiques et scientifiques à travers le monde, Salesforce soutient depuis de nombreuses années en France des associations et des projets, comme Girls Code, CoderDojo Girls ou encore Paris Code qui prônent plus de diversité dans le développement informatique, domaine où les femmes sont très minoritaires.
En France, le numérique emploie moins de 28 % de femmes, contre 48 % dans le reste de l’économie, selon le Ministère de l’économie et des finances.
« Il faut changer les mentalités dès la maternelle », soutient Olivier Derrien qui invite tous les ans des enfants à participer à des sessions de codage, à des événements techs ou encore à exposer des projets de start-up. Du primaire au lycée, quand chaque genre est représenté à part égale, les filles se montent tout aussi investies que les garçons. Infirmant les clichés, celles-ci font généralement preuve d’une grande concentration et d’une logique sans faille, propice au code. « J'ai découvert que le code ça pouvait être rigolo, [et] m'amuser ! » s’enthousiasme la petite Manon, 10 ans, après un atelier.

« Les filles semblent s’intéresser davantage à la tech en dehors du système scolaire », remarque Olivier Derrien. Un constat qui se vérifie à des âges plus avancés avec le succès de Trailhead, une plateforme de formation gratuite aux différents outils cloud de Salesforce. Gratuite et ouverte à tous, Trailhead propose des centaines cours ludiques, flexibles et interactifs. Un mécanisme de badges certifie l’acquisition de nouvelles compétences tout au long du parcours de chaque participant. L’anonymat du e-learning encourage-t-il les femmes à se lancer ? « 50 % de nos certifiés sont des femmes. C’est bien le signe qu’elles ont autant d’appétence pour le numérique que les hommes ! », se réjouit Olivier Derrien. Reste à trouver les moyens de les convaincre de s’engager dans cette voie.

 

Pour en savoir plus sur le Think Tank Marie Claire Agir pour l'égalité.