Soudaine et violente, la crise sanitaire du coronavirus va affecter durablement le monde. Comme pour chaque crise avant elle, il est nécessaire d’analyser les raisons de sa survenance, d’apprendre de nos erreurs pour ne plus les reproduire et ainsi pouvoir progresser.

Ce qui est d’ores et déjà certain, c’est que cette crise remet en cause nos manières de produire, notamment dans une considération écologique et éthique, dont la population mondiale s’imprègne de plus en plus. Les appels à repenser notre modèle de vie se multiplient. Il est temps de préparer le « monde d’après », ou la nouvelle normalité.

Pour répondre à ces attentes sociétales et assurer leur résilience face à d’autres crises potentielles, les entreprises doivent repenser leur business model.

Trois composantes pour un business model

Plus facile à dire qu’à faire, cette réinvention du business model demande de questionner ses trois composantes principales, selon Laurence Lehmann Ortega, professeur de stratégie à HEC Paris.

La première composante est la proposition de valeur, ce que vous offrez à vos clients. Après s’être concentrées sur la stabilisation de leur activité en tout début de crise, les entreprises doivent questionner le fondement de leur offre. En effet, les consommateurs remettent en question leurs besoins fondamentaux et envisagent une consommation plus raisonnée. Il sera essentiel de vérifier que votre offre répond à ces considérations, que sa finalité et son utilité sont perçues.

La deuxième composante est l’architecture de la valeur, ou la manière dont l’entreprise s’organise pour délivrer son offre. Sur ce point, les derniers mois ont été riches d’enseignement, notamment sur le potentiel du digital pour assurer la continuité des activités.

Le secteur du retail non essentiel, comme la mode ou la distribution spécialisée, a vu ses magasins fermer en début de confinement. Le e-commerce a alors pris le relais de la croissance, et permis de maintenir un certain chiffre d’affaires. Face à l’impensable, la maîtrise de la technologie a offert une longueur d’avance aux entreprises les plus digitalisées. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. La transformation digitale, véritable facteur de résilience, devient une nécessité. Tout comme la refonte de la chaîne de valeur, la relocalisation ou la dépendance à des fournisseurs à l’autre bout du globe étant sérieusement mis à mal, du fait des perturbations sur les chaînes d’approvisionnements que nous avons connu au printemps.

Enfin, la troisième composante est la responsabilité sociétale de l’entreprise. C’est une conviction présente chez Salesforce depuis sa création : le profit ne peut pas être la seule finalité des entreprises. Ces dernières doivent partager leurs ressources avec leur écosystème, et contribuer au progrès social. Il en va de la confiance qu’entretiennent les consommateurs avec les entreprises, la confiance étant une condition sine qua non de la prospérité.

Le cas des blanchisseries Wartner

Cette refonte du business model, les blanchisseries Wartner l’ont vécue au tout début du confinement. Confrontée à la perte de sa clientèle principale, les palaces de région parisienne, Wartner s’est vue proposé par l’AP-HP d’ouvrir une activité de blanchisserie-conciergerie pour le personnel soignant des hôpitaux de Paris. Une mission acceptée sans hésitation.
Guidée par la force de l’innovation et par ce devoir de solidarité, Wartner a basculé d’un modèle B2B vers le B2C en un éclair. L’entreprises a déployé en une semaine un prototype d’application pour orchestrer la collecte des affaires des soignants et l’a perfectionné en 6 semaines.

Sans s’éloigner profondément de leur cœur de métier, les blanchisseries se sont ouvertes à un nouveau marché, dans une transformation qui répond aux trois composantes d’un business model adapté à notre nouvelle normalité.

Découvrez cette histoire en détail en visionnant l’intervention de Alexandre Macieira, dirigeant des blanchisseries Wartner au Salesforce live EMEA du 18 juin 2020 :