Collaboration à distance, services en ligne, algorithmes prédictifs, gestion des infrastructures, dématérialisation en tout genre, gestion de politiques publiques… Les “proofs of concept” fleurissent dans les organisations publiques (État et collectivités). Bien souvent, l’initiative s’arrête là. Ce qui les empêche de transformer l’essai ? L’épreuve que représente le passage à l’échelle, autrement appelée la “scalabilité”. Et si c’était plus simple qu’on ne le pensait ?

Le numérique est très accessible aujourd’hui, et toute personne férue de transformation digitale peut, en réfléchissant quelques heures sur un cas d’usage, construire une cinématique et un workflow avec une belle interface et ainsi éditer une démarche dématérialisée qui fonctionne. Il serait toutefois illusoire de penser que le plus dur est fait, car il s’agit in fine de rendre la nouvelle application dématérialisée accessible à des centaines de milliers d’usagers et aux milliers d’agents qui sont leurs interlocuteurs. Il faut aussi parvenir à intégrer la nouvelle solution dans un paysage applicatif existant souvent très ancien et complexe, résister aux cyber-attaques dans un monde numérique de plus en plus ouvert, et ménager des possibilités d’évolution avec agilité. Ces aspects de mise en œuvre sont certes moins exaltants que la phase créative mais c’est pourtant là que « la vraie vie » commence et il faut l’avoir à l’esprit dès le démarrage du projet.

Ne pas réinventer la roue


L’innovation créative doit être encouragée, à condition de ne pas chercher à réinventer la roue ! Dans la très grande majorité des transformations souhaitées par les acteurs publics, une solution digitale existe bien souvent. Il est plus sage, plus efficace, plus rapide et plus économique d’utiliser une application déjà éprouvée auprès de milliers d’utilisateurs et qui a déjà montré toute sa robustesse. Toujours dans cette logique d’efficacité, les solutions en mode SaaS constituent des outils à la fois solides, évolutifs, paramétrables à souhait et très sécurisés qui ne nécessitent pas d’engager de lourds investissements dans des développements spécifiques.

La conduite du changement au cœur de la transformation digitale


Ce choix de solutions du marché en mode SaaS est d’autant plus pertinent qu’il permet d’allouer plus de ressources sur les aspect transformationnels du projet : pilotage, communication, organisation, formation des équipes, conduite du changement. Il ne faut pas perdre de vue que les outils numériques ne donnent leur plein potentiel que si les organisations se transforment. A ce stade, certaines administrations ne souffrent pas tant d’un manque de créativité que d’une difficulté à mettre en œuvre et à justement conduire ce changement. C’est une question d’équilibre.

Il serait cependant injuste et caricatural de pointer du doigt l’ensemble des organisations publiques. Quotidiennement, de nombreuses initiatives sont menées pour obtenir un impact rapide auprès des usagers comme des agents. L’exemple de la CCI de Bordeaux en est une illustration : en s’équipant de solutions Salesforce pour fluidifier et accélérer ses missions d’accompagnement auprès des entreprises, elle a fait le choix comme d’autres de ne pas construire un outil en interne mais d’intégrer une plateforme facilement évolutive. Lors du premier confinement de 2020, il a été ainsi possible de s’adapter pour poursuivre les activités à distance avec une plateforme personnalisable. 6 000 entreprises ont pu être contactées en très peu de temps afin de recueillir et enregistrer leurs besoins, analyser et synthétiser leurs demandes dans l’outil Salesforce et ainsi faciliter la mise en place d’aides d’urgence. En s’appuyant sur des solutions solides et éprouvées dans des milliers d’organisations, la CCI a atteint l’objectif que toute organisation se fixe dans une période d’urgence comme celle que nous vivons : gagner en réactivité et en efficacité, en toute sécurité.