Les enjeux
Première entreprise de France, l’artisanat totalise 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires et recense plus de 510 activités différentes, des plus traditionnelles (plomberie, coiffure, boulangerie) aux plus innovantes comme la micro-électronique ou l’écoconstruction. Pour développer leur entreprise, les artisans peuvent compter sur leur Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA). Sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances, cet établissement public propose une palette de prestations variées : aides à la recherche de financement, études de marché, formations à destination des artisans ou des apprentis...
L’évolution récente de la réglementation sur les formalités des entreprises a bouleversé le rôle des CMA. « Notre fonction historique était d’assurer l’enregistrement au Répertoire des Métiers de toute nouvelle entreprise artisanale », explique Emmanuel Depelley, DSI de la CMA Auvergne Rhône-Alpes. « Une nouvelle plateforme dénommée guichet unique des formalités a été mise en place par l’Etat, privant de fait les CMA de leur rôle d’enregistrement des nouvelles entreprises artisanales au Répertoire des Métiers ». Conséquence : les CMA ne disposent plus d’un canal automatique et privilégié de « captation » du premier contact avec les artisans : elles doivent désormais aller les chercher, ce qui constitue un enjeu crucial pour la pérennité de leur activité.