84% des DSI français jugent leurs infrastructures de données inadaptées à l’ère des agents IA

Étude Salesforce
Paris, le 12 janvier 2026 – Alors que l’émergence des agents IA bouleverse les modèles des entreprises, une étude de Salesforce révèle une forte ambition des managers français pour leur stratégie de gestion des données. Cependant cette ambition est nuancée par le constat d’une inadaptation de leurs infrastructures de données à l’ère des agents IA.
Selon l’étude mondiale de Salesforce « State of Data and Analytics », 72 % des dirigeants français décrivent déjà leur organisation comme « très data-driven », soit une progression de 25 points en deux ans (un niveau supérieur à la moyenne mondiale : 63 %). Mais derrière cette confiance apparente, les responsables data font un constat inquiétant : des données incomplètes, silotées, difficiles d’accès sont autant de freins qui risquent de brider la révolution de l’IA agentique avant même qu’elle ne passe à l’échelle.
Pour combler cet écart, les DSI les plus avisées reviennent aux fondamentaux : des données contextualisées et disponibles en temps réel, une gouvernance renforcée, et des architectures zero copy permettant de libérer des données dispersées, quel que soit l’endroit où elles résident. Sur le chemin de l’entreprise agentique, ils adoptent également de nouvelles solutions, comme les agents analytiques, qui injectent des données fiables directement dans les processus métiers.
Pour Aymeric Dupas, Vice-Président & Directeur Tableau France chez Salesforce : « Les premières vagues d’adoption de l’IA fournissent une véritable feuille de route pour devenir une entreprise agentique : des données fiables, unifiées et contextualisées constituent la clé de voûte de cette transition. Pour les organisations prêtes à passer à l’échelle, le moment est venu de consolider leurs infrastructures Data afin de déployer l’IA en toute confiance et de générer une réelle valeur et de véritables ROI. »
Salesforce dévoile la 2e édition du rapport « State of Data & Analytics »
Près de deux tiers (72%) des dirigeants français décrivent leur entreprise comme très data-driven (en hausse de 25 points par rapport à 2023). Ce niveau est supérieur à celui observé aux États-Unis (60%), au Royaume-Uni (62%) et en Italie (54%), et légèrement au-dessus de l’Espagne (67%) et de la moyenne mondiale (63%), ce qui traduit une confiance apparente élevée, côté français.
L’IA agentique n’est pas la prochaine technologie : c’est une révolution en marche
Aymeric Dupas, Vice-Président & Directeur Tableau France chez Salesforce
Cependant, les infrastructures de données peinent à soutenir les ambitions des directions métiers. En effet, 59% des managers techniques français affirment que leurs entreprises peinent à convertir la donnée en véritable priorité métier, révélant un écart marqué entre la perception de maturité “data” et la réalité opérationnelle.
- Moins de la moitié (45%) des dirigeants déclarent être en mesure de générer des informations pertinentes et fiables en temps voulu.
- En France, 54% des managers techniques déclarent que leur entreprise tire occasionnellement, voire fréquemment, des conclusions erronées à partir de données dépourvues de contexte métier. Un chiffre au dessus des Etats Unis (49%), de l’Italie (45,6%), et de l’Espagne (38,6%),
- Les données incomplètes, obsolètes ou de mauvaise qualité restent le premier frein des organisations pour devenir réellement “data-driven” dans tous les marchés étudiés.
En France, une pression record pour créer de la valeur avec la donnée
L’IA est devenue l’enjeu majeur de la data et vice-versa. En effet, les dirigeants français parlent le langage de la donnée, mais leurs systèmes, eux, peinent encore à conjuguer l’IA au futur. Les infrastructures Data existantes passent ainsi de véritables “stress tests” avec les projets IA.
La France figure parmi les pays où la pression sur la donnée est la plus forte : 87 % des managers français déclarent subir une pression croissante pour générer de la valeur métier à partir des données (contre 80 % au Canada, 73 % au Royaume‑Uni ou 76 % aux États‑Unis).
Parallèlement :
- 72 % des dirigeants français considèrent leur organisation comme « très data-driven », contre 60 % aux États‑Unis et 63 % en moyenne mondiale, traduisant une culture data assumée.
- Mais 59 % des responsables data & analytics en France estiment que leur entreprise peine encore à traduire la donnée en véritables priorités business, soulignant un décalage entre discours et execution.
92% des responsables data et analytique estiment qu’une base de données robuste est le facteur le plus critique pour réussir leurs projets d’IA.
« L’IA agentique n’est pas la prochaine technologie : c’est une révolution en marche », explique Aymeric Dupas. « Mais pour tirer tout le potentiel et le contexte des modèles d’IA, il est indispensable d’avoir des données de qualité. Il faut des solutions plus intégrées, des priorités claires et une gouvernance solide. »
Quand de « bonnes » données produisent de « mauvais » résultats
Près de 9 managers sur 10 estiment qu’une vision unifiée de la donnée est essentielle pour répondre aux attentes des clients. Dans le même temps, les données cloisonnées font désormais partie des défis majeurs des leaders techniques français, passant du 12e rang en 2023 au 9e aujourd’hui. Ce phénomène est amplifié par la prolifération applicative : une entreprise utilise en moyenne 900 applications, dont seulement 30% sont connectées. En conséquences :
- En France, les responsables data estiment que 16% des données de leur entreprise sont silotées, inaccessibles ou inutilisables.
- 64% pensent que leurs informations métiers les plus pertinentes se trouvent justement dans ces données en question.
- Les conséquences sont importantes : plus de 8 DSI sur 10 évoquent une baisse des capacités de l’IA, une vision client fragmentée, une personnalisation réduite et des opportunités de revenus manquées.
Sous pression, les responsables techniques repensent l’accès, l’usage, la protection des données
Zero copy pour libérer les données, agents IA pour les faire parler : la combinaison des deux transforme chaque collaborateur en décideur éclairé.
- Pour réduire l’impact des données piégées dans des silos, 54% des organisations françaises adoptent des solutions “zero copy”, permettant d’accéder aux données où qu’elles soient, sans les déplacer, copier ou reformater.
- Et cette stratégie est payante : les entreprises utilisant le zero copy sont 14% plus susceptibles de proposer une expérience client supérieure, et 15% plus susceptibles de disposer de sources de données clients entièrement connectées.
- Les interfaces en langage naturel, comme les agents analytiques, permettent également de réduire les problèmes de “culture de la data” et les goulets d’étranglement liés à l’accès :
- 70% des responsables data français estiment que la traduction des enjeux métiers en requêtes techniques est source d’erreurs.
- 90% des dirigeants français affirment qu’ils seraient plus performants s’ils pouvaient interroger leurs données en langage naturel.
- L’évolution rapide des usages IA exige en parallèle une mise à niveau des protocoles de gouvernance et de sécurité :
- Pourtant, en France, seuls 38% des responsables data déclarent disposer d’un cadre de gouvernance formel, contre 42% aux États-Unis, 44% au Royaume-Uni, 42% en Italie, 33% en Espagne)
- 89% estiment que l’IA nécessite de nouvelles approches en matière de sécurité et de gouvernance.
« À mesure que les entreprises deviennent agentiques, la véritable transformation se produit lorsque la data et l’IA avancent de concert », poursuit Aymeric Dupas. « Des infrastructures de données solides donnent à l’IA le contexte dont elle a besoin, et l’IA aide en retour les dirigeants à exploiter tout le potentiel de leurs données. Les organisations qui traitent la data et l’IA comme une stratégie unifiée seront celles qui passeront des pilotes à la mise en production, et qui verront l’IA générer un impact significatif », conclut Aymeric Dupas.
Pour aller plus loin
- Lire le rapport complet State of Data and Analytics
- Comment Data 360 libère tout le potentiel de la donnée à l’échelle de l’entreprise
- Comprendre comment Tableau Next alimente l’analytique à l’ère agentique
- Voir la série vidéo sur le Data 360 Zero Copy Partner Network
- Regarder gratuitement la keynote Dreamforce 2025 sur Salesforce+
Méthodologie de l’étude
L’étude State of Data & Analytics a été menée au second semestre 2025 auprès de deux échantillons de managers en entreprises, dans 18 pays d’Amérique du Nord, Amérique latine, Asie-Pacifique et Europe. La première enquête a été conduite auprès d’un échantillon de 3800 responsables analytics & IT et la seconde enquête a été conduite auprès d’un échantillon de 3852 managers métiers.




