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Depuis six mois, une jeune start-up héberge cofondateurs et salariés dans une même maison au milieu des poules et des ordinateurs.

Seed up, c’est l’histoire de trois passionnés d’informatique, qui ont décidé, fin 2015, de créer leur entreprise afin de vendre leurs services tout en développant leurs propres projets. Jusque là, rien de très original. Sauf qu’ils ont eu l’idée de cohabiter sous un même toit. Et pas juste à trois : en y incluant tout le staff de leur entreprise, stagiaire compris !

Un bureau à la maison  

Seed up a élu domicile – au sens propre comme au sens figuré- dans une maison de 250 m2 où dix personnes âgée de 19 à 26 ans vivent et travaillent. Le jardin de 300 m2 accueille des poules, un barbecue, un potager ou encore une table de ping-pong. Le tout est situé  à Châtenay-Malabry, une commune de la banlieue sud de Paris, choisie « parce que c’est pavillonnaire, à seulement 30 minutes de la capitale en RER et tout près de Centrale, où certains de nos salariés étudient en alternance», explique Paul Poupet, l’un des co-fondateurs du projet.

Pour lancer leur concept, les trois fondateurs se sont inspirés des « hackers houses » de la Silicon Valley – ces maisons où de jeunes développeurs, arrivés au départ comme colocataires, utilisent leur temps libre pour co-créer des projets. Mais la comparaison avec les Etats-Unis s’arrête là : « Chez Seed up, nous proposons à nos employés un nouveau pacte social. Tout le monde reçoit un salaire, un intéressement et des parts dans le projet auquel il a choisi de participer». Les employés consacrent en effet à 30% de leur temps de travail sur des commandes de clients. Les 70% restants sont dédiés au développement d’un projet interne dont ils sont actionnaires. De quoi transformer tout un chacun en entrepreneur et en lui garantissant la sécurité.

Côté intendance, une femme de ménage nettoie les parties communes une fois par semaine et chacun fait la cuisine à tour de rôle. « C’est important de garder des moments de vie qui ne soient pas liés au travail. C’est de cette camaraderie que naissent les bonnes idées », affirme Paul Poupet, qui s’apprête à monter deux autres « hacker houses » avec ses associés, l’une à Levallois-Perret, l’autre sur le plateau de Saclay.

Un modèle favorable à l’innovation

Plus flexible, plus horizontal, plus convivial : selon lui, le mode d’organisation de Seed up est particulièrement favorable à l’innovation, contrairement aux grandes entreprises dans lesquelles « les contraintes tuent la motivation ». Reste que la frontière entre vie pro et vie perso est de facto inexistante, ce qui soulève des questions de respect du code du travail, mais aussi de management et de bien-être des salariés. Pas évident, en effet, de vivre H24 avec ses employeurs et ses collègues. Pour éviter les problèmes, Seed Up soigne le recrutement en amont : « Nous sélectionnons des expertises très différentes, mais aussi des gens aventureux. Il est clair que ce modèle n’est pas fait pour tout le monde. » Et si un conflit éclate, le jeune boss affirme avoir la parade : « Il y a un bar juste en face de maison. En cas de problème, il y en a toujours un pour dire : ‘Viens, on va prendre une bière’. Et c’est réglé ! »