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Impossible d’évoquer la blockchain sans parler de son plus grand succès, œuvre d’un anonyme sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. Celui-ci avait proposé en 2008 un système révolutionnaire de pair-à-pair (p2p) monétaire, sécurisé, non traçable, participatif et décentralisé en réaction au marasme qui frappait les places boursières mondiales. Une devise digitale, le Bitcoin, était née grâce à une technologie : la blockchain.

Aujourd’hui, le système alternatif s’est institutionnalisé. Et surtout, la blockchain est devenue une manière de créer du lien, un changement majeur dans l’organisation, le traitement et la sécurisation de données.

Comment ça marche

Concrètement, des blocs de données cryptées regroupant de multiples transactions réseaux, et validés par les usagers eux-mêmes, sont empilés comme des blocs de Lego et inscrits dans un énorme registre (ledger) transparent (donc public) ou non (on parle alors de blockchain privée). Tout système étant sécurisé à hauteur de son maillon le plus faible, cette distribution décentralisée en étoile prête moins le flanc aux attaques/modifications/corruptions de données en obligeant un hacker éventuel à recompiler toute la chaîne. Une tâche qui s’avère rapidement titanesque…

De nombreuses applications et un ROI assuré

C’est cette sécurisation qui rend la blockchain si attractive dans de nombreuses industries. La dispersion de données privées est pour 57% des usagers une source d’inquiétude en Amérique du Nord. Les garde-fous systémiques de la blockchain pourraient donc mitiger ces craintes. Et prévenir les fuites massives d’informations sensibles qui défraient régulièrement la chronique.

D’abord dépassées par cette nouvelle technologie, les banques et la finance n’ont pas tardé à l’adopter. Le fameux NASDAQ utilise sur sa nouvelle plateforme d’échange Linq, le protocole Open Asset dérivé du Bitcoin depuis fin 2015.  Schématiquement, l’avantage de cette méthode est de permettre aux startups de se passer largement d’intermédiaires coûteux (auditeurs, consultants, comptables) nécessaires à la préparation d’une entrée en bourse. Depuis, les banques connaissent une tranquille révolution et multiplient investissements et projets-pilotes (comme le crédit mutuel).

Là où la blockchain excelle aussi, c’est dans la consistance des données qui permet d’éviter les manipulations frauduleuses. Par exemple, Singapour a décidé de se tourner vers le registre digital après une fraude dans la ville chinoise de Qingdao estimée à plus de 200 millions de dollars. Envolées les fausses factures, celles-ci deviennent certifiées et vérifiables instantanément !

Dans le domaine des assurances,  des « contrats intelligents » sont déjà basés sur la blockchain et offrent des services automatisés moins chers et plus rapides. Ceux-ci peuvent aussi orchestrer une mutuelle participative pour couvrir les franchises  comme les français d’Inspeer.

L’essentiel de cette révolution indolore se déroule en coulisse, sans bousculer les habitudes d’interface des usagers. Elle se résume finalement par un gain de temps, de sécurité, d’argent et par une plus grande réactivité, capitale à l’heure des échanges à la microseconde.

Mais des interrogations demeurent…

Ces avantages indéniables ne doivent cependant pas faire perdre de vue les défis technologiques à venir. En premier lieu, l’épineuse question de la scalabilité c’est à dire le passage d’un faible nombre d’utilisateurs à une échelle régionale, voire globale, qui risque d’engorger les réseaux. Une crainte qui semble pourtant balayée par l’un des gourous du Bitcoin Andreas Antonopoulos illustrant ainsi que la contrainte technique est toujours levée avec un minimum d’ingéniosité, de fonds et d’adoption.