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Il ne faut pas regarder loin dans le rétroviseur pour s’en assurer : en une quinzaine d’années à peine, le monde du travail a été bouleversé : révolution des pratiques et des moyens offerts par le numérique d’une part, remise en question des modèles économiques traditionnels de l’autre, et au centre des rapports salariés/entreprise chamboulés.
À l’aune de la 4ème révolution industrielle, BVA et Salesforce lancent une série d’enquêtes pour mieux comprendre les mutations de la société en cours. Premier focus : les attentes des Français au travail.

C’est presque devenue une tarte à la crème : le bien-être au travail et le sens sont les valeurs cardinales pour attirer millenials et autres générations Y… Mais à y regarder de plus près, ces attentes sont en fait des préoccupations qui traversent toutes les strates d’âge.
Les craintes, les espoirs et les besoins d’un employé senior de la fonction publique sont-ils les mêmes que ceux d’un jeune cadre d’une startup ? Salesforce et BVA ont mené une première grande enquête en mars 2018 auprès d’un panel de 1 200 salariés représentatifs.

Premier enseignement : la satisfaction au travail… une certaine inégalité

Le bien-être au travail n’est pas qu’une lubie : près de 60 % des salariés français le placent en tête de leurs priorités, ce qui signifie tout de même que c’est, pour eux, plus important que le pouvoir d’achat et les conditions de travail !
Face à de telles attentes, tous les statuts ne sont pas égaux : près d’1 salarié sur 5 (19 %) déclare ne pas s’épanouir dans son travail, jugé inintéressant, alors que ce sentiment est encore plus présent chez les fonctionnaires d’État (1 sur 4). Les cadres (12 %) sont, dans une moindre mesure, insatisfaits.

Pour ce qui est de la motivation, les résultats sont beaucoup plus contrastés : 26 % des seniors, 29 % des travailleurs à temps partiel et 31 % des ouvriers se sentent démotivés. À l’inverse, 44 % des salariés de petites entreprises et 42 % des managers se disent motivés par leur activité.
Cette notion de motivation est d’ailleurs en partie liée au sentiment de manque de reconnaissance : 45 % des salariés disent souffrir d’un manque de reconnaissance. Une situation plus dramatique dans le secteur public (52 %) que dans le privé (42 %).

Ce premier regard qui témoigne donc clairement du fort besoin de quête de sens dans l’exercice de l’activité professionnelle. Au-delà de l’aspect purement fonctionnel du travail, de la rétribution financière, les salariés attendent de s’épanouir dans leurs métiers.

« Le bien-être au travail est aujourd’hui une valeur différenciante précieuse dans l’attraction et la fidélisation des salariés. Le lieu de travail s’étant mué en lieu de vie, il est primordial qu’il offre toutes les caractéristiques adéquates : sécurité, santé et bien-être. »
Patrick DUMOULIN, Directeur Général de l’Institut Great Place to Work® France.

Deuxième enseignement, un avenir de promesses pour les uns, angoissant pour les autres

Digitalisation, robotisation, intelligence artificielle… Une modernité enthousiasmante qui rime aussi avec flexibilité de l’emploi, agilité et dématérialisation du poste de travail. Autant de changements qui provoquent nombres d’angoisses, car tout le monde n’embrasse pas avec le même enthousiasme le travail flexible de la France start-up.

En effet, les salariés ont conscience des transformations radicales en cours dans leurs secteurs :
56 % attendent de grandes évolutions dans leur façon de travailler, et 12 % pensent même que leur métier va disparaitre ou être automatisé. Or, 61 % des personnes interrogées pensent qu’il leur sera difficile de rebondir et de changer de métier. Une tension génératrice d’angoisse.

Car les salariés se partagent aujourd’hui en deux catégories assez claires : d’une part, les impatients (jeunes et salariés du privé) qui attendent une accélération des transformations ; d’autre part, les inquiets (séniors et salariés du public) qui voient venir leur difficile adaptation à un monde en perpétuel mutation. Là encore, les salariés du public se déclarer pessimistes vis à vis de l’avenir (49 %). La réforme des services publics et la digitalisation inquiètent les fonctionnaires d’Etat.
À l’opposé du spectre de l’appétence au changement, 68 % des moins de 35 ans, 65 % des cadres et 63 % des salariés du privé s’avouent globalement optimistes pour leur avenir.

« Il est de la responsabilité de l’entreprise de créer un environnement permettant à tous de transmettre et recevoir des avis en temps réel pour une reconnaissance objective. Pour que cela fonctionne, il doit se baser sur la confiance, élément déterminant qui doit se gagner. Elle prend sa source dans les plus hautes sphères et se décline ensuite dans les ramifications de l’organisation. C’est un modèle à transmettre ». Olivier Derrien, Directeur Général de Salesforce.

Troisième enseignement : l’employeur est fortement attendu au tournant

Que ce soit face aux inquiétudes des uns, à l’impatience des autres, ou lié aux moyens objectifs permettant le bien-être au travail, les salariés français attendent tous des actions de la part de leur employeur pour répondre à leurs besoins. Ainsi, pour 54 % des sondés, les entreprises n’accompagnent pas assez les salariés dans la transmission des savoirs et dans la formation.

« Une immense majorité des répondants se sent directement concernée par les évolutions. C’est dire à quel point il est plus que temps de faire acte de pédagogie ! La formation continue comme initiale est plus que jamais un sujet d’importance majeure pour le bon développement des salariés et, à travers eux, de nos entreprises ». Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice de BVA Opinion.

Autre donnée parlante, une majorité absolue des Français sondés pense que l’entreprise ne s’adapte pas assez rapidement aux modes de vie actuels et ne tient pas compte de leurs demandes spécifiques (télétravail, horaires aménagés…). Selon les salariés, l’entreprise pourrait faire plus et mieux pour améliorer leur épanouissement. Car que la structure le veuille ou non, l’entreprise n’est plus perçue comme un simple acteur économique. Elle joue un rôle social et doit développer des actions pour le bien-être global de ses employés, comme pour leur sérénité.