L’idée maîtresse de la 3ème journée de Dreamforce 2019 ? Toute entreprise doit porter le changement, et agir en faveur de l’égalité, du développement durable et du climat. Voici les grands moments à retenir.
 

Dirigeants : soyez acteur de la diversité

Conscientes de leur responsabilité sociale, les entreprises sont nombreuses à s’engager sur la voie de la diversité. Mais il leur reste bien souvent un long chemin à parcourir. Pour qu’elles deviennent le reflet de la société, leurs dirigeants eux-mêmes doivent impulser le changement.

Réunis pour une table ronde, Tonie Leatherberry, directrice Deloitte US, Lisa Wardell, présidente d’Adtalem Global Education, et Oscar Munoz, CEO de United Airlines, ont partagé leurs initiatives concrètes et leurs bonnes pratiques pour la diversité en entreprise. Tous partagent la même conviction : la cooptation peut être utilisée à bon escient, en donnant sa chance à une personne qui n’oserait pas forcément prétendre à un poste à haute responsabilité ou qui n’aurait pas réussi à briser le « plafond de verre ». Le mentorat est aujourd’hui la meilleure arme pour concrétiser l’égalité en entreprise. Alors, ouvrez grand les portes à tous les profils de candidats !


Pour une industrie alimentaire durable

Dominique Creen, cheffe et restaurateur française basée à San Francisco, et Samin Nosrat, chroniqueuse culinaire au New York Times, partagent les mêmes inquiétudes quant à l’évolution de l’industrie alimentaire. Indispensable pour nourrir la planète, l’agriculture est aussi grande pollueuse avec 9% des émissions des gaz à effet de serre (estimation 2017).

Pour réduire ces émissions tout en répondant aux attentes des consommateurs, des innovations scientifiques apparaissent comme la viande végétale, au goût et à la consistance de plus en plus proches du bœuf, ou le steak cultivé à partir de cellules souches, « encore au stade d’étude mais qui a beaucoup fait parler de lui aux États-Unis.

Les deux cheffes défendent une approche holistique pour concilier la nécessité de nourrir la population et celle de servir des enjeux éthiques et écologiques. Dominique Creen a notamment pointé du doigt les traiteurs bio qui utilisent des emballages en plastique. Et Samin Nosrat de renchérir : « Les innovateurs doivent avoir une vue d’ensemble car on crée parfois de nouveaux problèmes en voulant en résoudre un autre ». Pour inventer le futur de l’alimentation durable, il faut « penser les choses différemment ».
 

Quand la jeunesse exige une action immédiate pour le climat

La conférence « De la revendication à la réglementation : quand la jeunesse exige une action pour le climat » a permis à de jeunes activistes climatiques de se faire entendre. Alexandria Villaseñor n’a peut-être que 14 ans, mais son inquiétude face à la crise climatique l’a poussée à agir. Les feux de forêt qui ont ravagé la Californie en 2018 et la pollution de l’air qu’ils ont provoquée l’ont amenée à se mobiliser chaque vendredi pour manifester devant le siège de l’ONU à New York. Pour elle, les progrès enregistrés par la cause écologiste reposent sur la détermination et l’engagement sur la durée des militants. « La jeunesse est entendue parce qu’elle est déterminée et qu’elle ne baisse pas les bras. Nous allons continuer et nous faire entendre des autorités » a-t-elle répété.

Écologiste depuis l’âge de 6 ans et chanteur de hip-hop, Xiuhtezcatl Martinez attribue sa sensibilité écologiste à ses origines aztèques. « Nous buvons la même eau et respirons le même air. Nous sommes tous des enfants de la planète », dit-il. Fier de l’ampleur du mouvement écologiste, il ajoute : « Le mouvement est exponentiel parce que la crise est exponentielle. Notre génération s’exprime dans la rue, par les arts, par des moyens qui sortent du registre habituel du militantisme. C’est magnifique de voir où en est ce mouvement. »
 

Ces championnes qui marquent des points pour le sport féminin

Aux côtés des entreprises, les athlètes féminines elles aussi font bouger les lignes. Ibtihaj Muhammad est escrimeuse professionnelle, qui a remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro. Trouver un sport adapté à sa pratique religieuse n’était pas une mince affaire. L’escrime lui a permis de se sentir à la fois elle-même et membre d’une équipe. Consciente de cet enjeu d’accès au sport pour tous, elle a créé Louella, une marque de vêtements sportifs pour démocratiser la pratique du sport chez les femmes musulmanes.

Tout comme Ibtihaj Muhammad, Megan Rapinoe, la capitaine de l’équipe féminine de football des États-Unis, vainqueure de la Coupe du monde en 2019, a lancé sa propre marque de vêtements sportifs, Rapinoe. Insatisfaite des maillots qu’on lui proposait en compétition, elle a pris les devants en créant sa propre ligne de vêtements. On n’est jamais mieux servie que par soi-même.

Tous ces exemples nous démontrent la facilité avec laquelle les entreprises ou les organisations peuvent agir pour un monde plus juste. Qu’il s’agisse d’écologie, d’égalité ou de croissance inclusive, la notoriété et les ressources des entreprises sont des leviers d’action redoutables.