Vendre sur Instagram ou Facebook, c’est non seulement possible mais c’est chaudement recommandé. Avec leurs fonctionnalités shopping, les réseaux sociaux sont en voie de s’imposer comme le nouvel eldorado du e-commerce. Les bonnes raisons de se laisser tenter par les achats in-app, c’est-à-dire les ventes et paiements en direct, pour faire d’Instagram et Facebook ses nouvelles boutiques.

Longtemps, Instagram et sa maison-mère Facebook ont été, aux yeux des directeurs e-commerce, de remarquables plateformes publicitaires dotées d’une audience affolante – 1 milliard d’utilisateurs actifs mensuels pour Instagram et 2,5 milliards pour Facebook. D’excellentes vitrines publicitaires certes mais un canal de vente perfectible. Pour acheter les produits taggués, le prospect devait quitter l’écosystème du réseau social et rejoindre le site marchand. Conséquence : un risque plus élevé d’abandon de panier. Depuis 2019, tout ceci appartient au passé. Les deux géants des réseaux sociaux ont innové en proposant la vente et le paiement en direct : Instagram avec sa solution Checkout et Facebook avec la mise à jour de sa marketplace.

Grâce à l’achat in-app, les réseaux sociaux conservent non seulement leurs utilisateurs sur leurs plateformes, mais ils offrent un environnement connu et sécurisé. Désormais, rien de plus simple que de de faire ses emplettes sans quitter son réseau social favori, transformé de facto en un site marchand. De quoi développer son chiffre d’affaires en raccourcissant le tunnel de vente, avec seulement quelques clics jusqu’à l’achat final.

Les bonnes raisons de vendre sur Instagram et Facebook

Est-il trop tôt pour se lancer sur les marketplaces — encore balbutiantes — des réseaux sociaux ? Ce n’est pas l’avis d’une centaine de marques, parmi lesquelles Levis, Zara, H&M, Nike, Adidas ou encore Burberry et Prada, qui se sont déjà laissées séduire par la fonctionnalité Checkout d’Instagram. Cette marketplace d’un genre nouveau représente en effet un point de contact supplémentaire, aux côtés des boutiques, des enseignes de grande distribution, des sites marchands et des marketplaces traditionnelles comme la Fnac, LeBonCoin ou Amazon. Un point de contact qui représente une nouvelle corde à leur arc, dans la perspective d’une stratégie omnicanale.

De plus en plus souvent, les clients découvrent une marque à travers les réseaux sociaux. Ils passent d’ailleurs les produits au crible sur le web avant d’effectuer leur achat pour la première fois en boutique physique. Pour ces marques premières, il s’agit de répondre présent là où leurs clients se trouvent et d’accumuler l’expérience pour se tenir prêtes au moment où l’achat in-app décollera.

Quand la viralité commande l’achat en ligne

La nécessité de s’ouvrir aux marketplaces des réseaux sociaux est encore plus criante pour les marques qui visent la génération Z et les millenials. En effet, la viralité propre aux réseaux sociaux offrent depuis plusieurs années un cadre propice pour faire connaître à ces cibles les éditions spéciales, les collections « pop-up » et autres capsules. Selon une étude publiée en 2019 par le BCG sur l’industrie du luxe et les millenials, ils sont 90 % à déclarer avoir connaissance des éditions spéciales entre les marques et les artistes et sont 50 % à avoir acheté des articles issus de ces collections. Dès lors, l’achat in-app s’impose comme une évidence.

Par ailleurs, la génération Z suit largement les prescriptions des influenceurs (quatorze fois plus que les babyboomers, selon l’étude Connected Shoppers report de Salesforce). Quant aux millenials, ils sont ceux qui se montrent le plus sensibles aux programmes de fidélisation des distributeurs. Pour multiplier les réductions, ils privilégieront bientôt ces marketplaces, qui deviendront vite incontournables. Et si c’était le moment de se lancer ?

*Source : conférence téléphonique des résultats du 4ème trimestre 2019 de Facebook, 29 janvier 2020